Championnats Régionaux par équipes

Concertation sur les Championnats Régionaux par équipes : préserver une chance de jouer

 

Alors que nous nous acheminons vers un anniversaire bien particulier à savoir celui du premier confinement, une question se pose à l’ensemble des compétiteurs et compétitrices : nous dirigeons nous vers une saison blanche ?

 

Soyons clairs tout de suite, personne ne détient la réponse. Bien que toute l’activité des clubs et des professionnels qui y travaillent soit impactée, la question de la compétition reste particulièrement sensible. Dans la Ligue, ce sont plusieurs milliers de compétiteurs et compétitrices toutes disciplines confondues qui sont privés de leurs rencontres.

 

A ce jour toute la compétition officielle amateur est à l’arrêt. Pas d’adaptation ciblée en fonction des disciplines comme cela a pu être le cas pour la pratique loisir. Un choix difficile parfois à comprendre dans le tennis qui ne draine pas forcément à la fois un grand nombre de joueurs et un large public sur un temps concentré notamment dans la compétition individuelle. « Si la FFT a pu obtenir sur la pratique une prise en compte de nos spécificités - et encore nous subissons la fermeture de nos courts couverts-, explique Jean-Claude Bousteau, président de la Ligue, le ministère a fait le choix d’une politique unique sur la compétition amateur sans distinguer les sports collectifs des sports individuels par exemple. On peut le regretter mais aussi le comprendre car c’est un sur-mesure difficile à faire et donc à ce jour nos compétitions officielles sont toutes suspendues ».

 

Suspendues et pas annulées … en effet, dans cette crise, depuis un an chacun se dit que tout peut arriver du confinement strict à une réouverture, sans véritable préavis permettant une lisibilité. Ainsi les championnats par équipes seniors plus ont pu débuter avant d’être brutalement interrompus. Comment dès lors envisager l’avenir des championnats par équipes ? « Et bien nous avons fait le choix de consulter les clubs avec différents scénarios » poursuit le président de la Ligue.

 

Car si c’est facile d’annuler un championnat rapidement, « il faut plus de temps pour en construire un, en prenant en compte la nécessité de s’inscrire, de procéder à la vérification des fiches équipes, réaliser l’harmonisation au niveau régional et au niveau départemental, tout en travaillant sur un calendrier le plus cohérent possible en cette année particulière… », explique Benjamin Pomportes, responsable du département compétition de la Ligue. Il est vrai que le département compétition avec les élus en charge que ce soit pour le tennis, beach tennis, paratennis ou padel envisage depuis fin octobre toutes les possibilités : annulation, report, changement des formats de jeux, du format de la compétition… Et tout cela sans savoir si les clubs pourront suivre.

 

« Il est apparu comme une évidence que pour travailler efficacement il devenait incontournable de consulter les clubs », poursuit Benjamin qui a donc adressé un questionnaire à l’ensemble des clubs de la Ligue. Le principe : 4 scénarios avec des dates de reprise de compétition au 15/02, 15/03, 15/04 et 15/05 et trois choix le maintien, le maintien si possible, l’annulation.

 

Premier enseignement : un excellent taux de réponse avec plus de 50% des clubs (le taux moyen d’un retour de questionnaire est admis comme étant de 10%) qui témoigne de l’importance de la compétition par équipes dans la vie du club.

 

Deuxième enseignement : l’attachement à la compétition par équipes dans toutes les disciplines où elle existe. Le "maintien" et le "maintien si possible" restent longtemps largement majoritaires avec un consensus plus large encore sur les championnats par équipes seniors et les championnats par équipes des plus jeunes catégories.

 

Troisième enseignement : c’est la date de la reprise de la compétition qui fait basculer le choix des clubs. A compter d’avril-mai, il est clair que la priorité se tourne plutôt vers le fait de laisser la place aux tournois de clubs et d’annuler ou alléger plusieurs championnats.

 

Avec une donnée supplémentaire, l’impact du couvre-feu sur les écoles de tennis qui a conduit de nombreux clubs à renforcer les créneaux du samedi et proposer des créneaux le dimanche, créneaux laissés libre par l’absence de la compétition.

 

Ces retours sont un précieux outil d’aide à la décision pour les différents présidents de commissions sportives. « A la lecture de ces éléments, les élus en charge des différentes compétitions souhaitent sauvegarder au maximum une chance de jouer et attendent avec impatience une date de reprise pour prendre des décisions définitives pour réorganiser notre calendrier de compétition », explique Benjamin, c’est pourquoi nous maintenons le cheminement des inscriptions. Même si bien sûr les clubs seront remboursés en cas d’annulation. »

 

Dans un contexte sanitaire où l’expérience montre que tout peut arriver, le choix a donc été fait de privilégier la possibilité de jouer les championnats en ne prononçant pas une annulation précipitée.

 

 



Nos Partenaires